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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
ASSOCIATION GENERALE DES ENTREPRENEURS ALGERIENS
COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 04/03/2011
PRESIDEE PAR MR LE MINISTRE DE L’HABITAT.
OBJET : MISE A NIVEAU DES PME COMPETITIVES
DU SECTEUR « BTPH »..
L’An Deux Mil Onze et le Quatre du mois de Mars s’est tenue au siège du Ministère de l’Habitat, une séance de travail présidée par Monsieur le Ministre et à laquelle ont pris part les responsables des structures locales relevant de ce département ministériel ainsi que les agents économiques activant dans le secteur du BTPH qu’ils soient publics ou privés.
L’ordre du jour a porté sur le programme national de mise à niveau des PME compétitives exerçant dans le secteur des BTPH principalement le sous secteur Bâtiment dans le cadre des objectifs qui lui sont fixés par le Plan Quinquennal de développement 2010 – 2014.
La séance fut ouverte à 14 heures par Monsieur le Ministre qui, après avoir souhaité la bienvenue à l’assistance, a d’emblée mis en exergue l’impérieuse nécessité de réunir les conditions optimales dans le lancement du programme de mise à niveau des PME compétitives et dont l’activité en matière de construction concerne le segment logement en vue de relever le défi lié à la réalisation de 2 millions de logements à l’horizon 2014.
Parallèlement à la mise en œuvre de la nécessaire mise à niveau concernant les entreprises du secteur des BTPH, Monsieur le Ministre n’a pas
manqué de reconnaître les difficultés et les entraves bureaucratiques que rencontrent quotidiennement sur le terrain les agents économiques et qui freinent dans leur élan les efforts déployés par les différents intervenants.
A ce propos, il ouvrit le débat général au cours duquel des interventions pertinentes ont pu être enregistrées ; notamment la contribution de l’Association Générale des Entrepreneurs Algériens qui s’est distinguée en focalisant l’attention sur les points suivants qu’il importe de retenir :
1. MAIN D’ŒUVRE QUALIFIEE :
§ L’A.G.E.A a eu à déplorer le manque de main d’œuvre qualifiée en qualité et en quantité pour concrétiser les divers plans de charge. Il a été souligné que les travailleurs ont pour la plupart acquis tant bien que mal leur métier sur le tas après plusieurs années d’activité.
§ Le produit des écoles de formation manque à tous les égards de la maîtrise escomptée ; aussi il conviendrait de réfléchir sur les voies et moyens qui permettront de renforcer l’aspect qualitatif de la formation en vue d’acquérir ce nécessaire savoir-faire et pourquoi pas envisager la mise à niveau des centres de formation qui sont les gros pourvoyeurs de main d’œuvre.
2. OCTROI DES QUALIFICATIONS :
§ L’irrégularité qui caractérise la programmation des réunions des commissions de wilaya en matière d’octroi des qualifications demeure un problème préoccupant pour la plupart des PME suffisamment compétitives et éligibles au palier supérieur.
Les retards apportés dans l’examen des dossiers de demandes de qualification déposés à cet effet pénalisent ces opérateurs qui se retrouvent bloqués dans leurs activités dans la mesure où ils ne peuvent soumissionner
dans les délais requis pour des offres de projets qu’ils peuvent largement réaliser et ce, faute de pouvoir prouver à temps leur niveau réel de qualification.
3. LENTEURS DANS LE REGLEMENT DES SITUATIONS :
· Les agents économiques déplorent vivement la lourdeur qui caractérise les procédures liées au règlement des situations de travaux dont l’accumulation de retards dans le paiement affecte gravement le niveau de leur trésorerie.
Ces difficultés obligent ces opérateurs à recourir généralement à l’emprunt auprès des institutions de crédits pour faire face à leurs obligations contractuelles.
Ces recours génèrent des frais financiers qui pénalisent l’entreprise surtout, s’ils ont tendance forcément à se renouveler et à s’inscrire dans la durée.
4. AVENANTS POUR TRAVAUX SUPPLEMENTAIRES :
· Les avenants qui sont établis pour des travaux supplémentaires réalisés par les opérateurs sont généralement sous évalués ; les prix appliqués ne sont pas en adéquation avec la réalité des matières vendues sur le marché.
5. CAHIERS DES CHARGES :
· Les cahiers des charges sont trop sommaires ; les bureaux d’études devraient être tenus de les élaborer avec plus de précisions et force détails.
6. MODIFICATIONS DES OUVRAGES :
· Les opérateurs regrettent la fâcheuse tendance du maître de l’ouvrage à s’ingérer de façon récurrente dans l’aspect technique du projet en imposant diverses modifications dans la réalisation de l’ouvrage.
7. NON RESPECT DE LA REGLE DE TROIS :
§ Les agents économiques exigent pour une saine compétitivité l’application stricte de la règle de trois en matière de fixation des délais de réalisation pour mettre fin aux manœuvres déloyales de certains dans l’appropriation des contrats.
8. PUBLICATION DES INDICES DES PRIX ET LEUR MISE EN APPLICATION :
§ La publication des indices des prix et leur mise en application s’effectuent avec beaucoup de retard ; ces indices une fois appliqués, ne reflètent plus la réalité du marché notamment en ce qui concerne les agrégats et les liants qui sont constamment sujets à de nombreuses fluctuations.
9. LENTEURS DANS L’APPLICATION DES DECISIONS MINISTERIELLES :
§ Les agents économiques relèvent avec dépit que les décisions édictées par les Ministères de tutelle ne sont pas appliquées avec célérité par les structures locales qui se retranchent dans l’attentisme par des prétextes le plus souvent fallacieux.
Ø L’AGEA propose d’assortir chaque marché public d’un planning des opérations dans le cadre de la maîtrise des délais dans la réalisation de l’ouvrage.
Ø· l’attribution d’un siège national ;
· à être partie prenante dans la commission nationale de qualification des entreprises ;
· un siège d’observateur au sein de la commission nationale des marchés publics.
Ø L’AGEA estime :
Que les objectifs du Plan Quinquennal de développement 2010 - 2014 qui assigne aux opérateurs du secteur la réalisation de 2 millions quatre cent mille de logements à l’horizon 2014 pourraient être atteints pour peu de l’environnement de nos entreprises soit assaini et les entraves bureaucratiques levées.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance fut levée à 17 heures.